Bibliothèque et Archives du Château de Chantilly

Editions « gothiques » imprimées par Jean Trepperel et ses successeurs (1493-vers 1530)

Exposition présentée dans le Cabinet des livres en 2006
Notices par Emmanuelle Toulet avec la collaboration de Stéphanie Rambaud

Sommaire

Introduction

A la fin du XVe siècle et pendant le premier quart du XVIe siècle, une famille d’imprimeurs parisiens se spécialisa dans une production spécifique qui, depuis longtemps, a retenu l’attention des historiens et des collectionneurs. Cette présentation veut faire apparaître sa forte présence dans la collection de livres réunie par le duc d’Aumale au château de Chantilly.

Les ouvrages publiés par le fondateur de cette lignée, Jean Trepperel, et par ses successeurs (sa veuve, son gendre, son fils, sa fille) sont caractéristiques d’une nouvelle catégorie de livres imprimés qui apparaît à la fin du XVe siècle :

  • les textes sont majoritairement en français ;
  • les œuvres publiées, souvent sans nom d’auteur, sont de genres variés où prédomine la littérature profane médiévale ou contemporaine (poésies, romans, œuvres morales ou satiriques, pièces dramatiques) ;
  • les livres sont de format réduit, parfois constitués de quelques feuillets seulement ;
  • ils sont imprimés en caractères gothiques, les plus familiers aux acheteurs ;
  • les blocs de bois gravés utilisés pour l’illustration sont rarement exécutés spécifiquement pour un seul ouvrage, parfois copiés sur les « bois » des officines concurrentes et souvent réemployés d’un ouvrage à l’autre ;
  • la typographie, la mise en page et l’illustration ne sont l’objet d’aucune attention particulière ;
  • les éditions ne sont presque jamais datées et portent rarement le nom des imprimeurs.

Comme les différents membres de la famille Trepperel utilisent souvent le même matériel typographique, les mêmes marques d’imprimeurs et les mêmes bois gravés, parfois pendant plusieurs décennies, l’identification du producteur et la datation des impressions sont particulièrement complexes.

Ces « plaquettes gothiques » - on les a ainsi désignées au XIXe siècle - étaient en leur temps des livres d’usage, destinées à des publics diversifiés, des laïcs et non des clercs, évidemment tous lettrés. Bien qu’elles fussent vouées à être des « succès de librairie » durables, fréquemment rééditées, elles ont été particulièrement exposées aux disparitions et sont devenues extrêmement rares, connues généralement à un seul ou deux exemplaires. Elles ont été sauvegardées par une phalange de bibliothécaires et collectionneurs qui, malgré l’apparence modeste de ces publications et parfois leur incomplétude, ont judicieusement perçu l’intérêt historique ou littéraire des textes qu’elles transmettaient, notamment ceux de tout un courant littéraire français entre Villon et Marot.

Actuellement un ensemble considérable de 48 ouvrages imprimés par les Trepperel a pu être identifié dans la collection du duc d’Aumale qui, pour assurer la préservation durable de ces livrets mal protégés dès leur origine, les a fait revêtir de reliures sobres de haute qualité. Ils se répartissent en trois provenances. Un premier groupe (11 pièces) a été acquis pièce à pièce par le duc d’Aumale entre 1849 et 1892 ; un deuxième groupe (18 pièces) provient de la collection Cigongne, que le duc d’Aumale acheta en bloc en 1859 ; un troisième groupe (19 pièces) faisait partie d’un même recueil que le duc d’Aumale acheta au libraire Morgand en 1890 et dont les pièces furent séparées. Ce recueil, dont l’existence était ignorée, peut être ajouté aux trois autres « recueils Trepperel » déjà connus, d’une grande renommée.

Pour plus de la moitié des ouvrages, l’exemplaire acquis par le duc d’Aumale est le seul connu et un tiers des autres ouvrages n’est connu que par deux exemplaires.

Traités et poésies satiriques et moraux

1. Jean Meschinot, Les Lunettes des princes, avec aucunes balades et additions

 « Imprimées à Paris par Jehan Treperel [sic] libraire demourant sur le pont Nostre Dame, à l'ymage Sainct Laurens, l'an mil CCCC quatre vingts et dix neuf ».

Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre et au recto du dernier feuillet.

In-4°. Illustration gravée sur bois. Tranches non rognées.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-036

Un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à la Bibliothèque municipale de Nantes.
Douzième édition de l’ouvrage.
La première édition fut publiée à Nantes par Etienne Larcher en 1493.

Le breton Jean Meschinot (1415-1491) fut le poète le plus diffusé par l’imprimé de son temps. Les Lunettes des princes, son ouvrage le plus connu, écrit entre 1461 et 1465, conservé par 4 manuscrits, fut un véritable succès de librairie, attesté par 26 éditions parues entre 1493 et 1539.

L’ouvrage, qui débute par une méditation sur la misère de la condition humaine, se rattache au genre alors florissant du doctrinal, manuel de bonne conduite à l’usage des différents ordres. On y trouve de nombreux tours de force poétiques, tels des poèmes pouvant se lire de diverses façons. Ouvrage illustré d’un seul bois de la Crucifixion au verso de la page de titre.

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2. [Guillaume Alexis], Les Faintises du monde

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
Marque de Jean Trepperel avec devise, coloriée, sur la page de titre.
[Paris, Jean Trepperel, vers 1495].
In-4°. 16 f. Exemplaire rubriqué.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-F-012

Seul exemplaire connu.
Neuvième édition, la deuxième publiée par Jean Trepperel.
La première édition de ce texte fut publiée à Paris vers 1486-1488.

L’ouvrage, composé vers 1460 par Guillaume Alexis (vers 1400-1486) et connu par trois manuscrits, expose, dans une suite de proverbes ou de sentences, les tentations et les incohérences du monde terrestre.

Dans le catalogue qu’il rédigea lui-même, le duc d’Aumale reconnaît s’être dessaisi d’une autre édition de cet ouvrage, due au même imprimeur : « J'ai eu un exemplaire fort beau aussi, d'une autre édition des Faintises qui porte, comme celle-ci, la marque de Trepperel ; elle a 12 f. au lieu de 16 ; le texte y est semblable ; mais elle paraît moins correcte, et contient un vers de moins ; je n'ai pas gardé ce volume. J'ai eu tort. »

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3. Pierre Gringore, Les Grans abus qui se font parmy le monde

« On les vend à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Paris, [veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1512 et 1519].
In-8°. 72 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-094

Seul exemplaire connu.
Imprimeur identifié d’après l’adresse et les caractères utilisés.

La première édition de ce neuvième ouvrage de Pierre Gringore (vers 1475-1538) fut publiée en 1509 par Pierre Le Dru. Dans ce poème satirique, Gringore raille tous les vices et travers de la société de son temps, n’épargnant aucun type d’individu ni aucune classe sociale.
Deux illustrations.

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4. Claude Platin, Le Débat de l'homme et de l'argent

« A Paris sont imprimés par art gent  en la rue neufve où pend l'écu de France », sans date.
Paris, [veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, vers 1520].
In-8°. 24 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-105

Un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à l’Ecole des Beaux-arts (coll. Masson).
Quatre éditions anciennes connues, toutes sans date.
Traduction française par Claude Platin, religieux de l’ordre de saint Antoine, du texte italien Contraste de Danare et dell'uomo.
49 illustrations, dont la plupart des bois a été exécutée spécialement pour cette édition. Quelques-uns font partie d’une série de bois réalisés pour Jean Trepperel vers 1500. Utilisés ici vingt années plus tard, il apparaissent très usés.

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5. Jacques Legrand, Le Livre de bonnes meurs

« Imprimé à Paris par Jehan Treperel demourant en la rue de la Tainerie, en l'enseigne du cheval noir, l'an mil CCCC quatre vingts et dix neuf ».
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
Paris, Jean Trepperel, après le 13 octobre 1499.
In-4°. 78 f. Illustration et initiales gravées sur bois. Exemplaire réglé, à très grandes marges.
Provenance : Nicolas Yéméniz (cat. vente n° 3784, 135 F) - duc d'Aumale (acq. vente Yéméniz, 1867).
IV-E-035

Un des trois exemplaires connus, le deuxième étant conservé à la Bibliothèque municipale de Nantes, le troisième à Saint-Pétersbourg.
Seul ouvrage imprimé par Jean Trepperel à cette adresse, qu’il occupa quelques mois, de l’effondrement du pont Notre-Dame (sa première adresse) le 13 octobre 1499  à la fin de cette même année.
La première édition de l’ouvrage fut publiée en 1478.

Dans ce livre de moralité, composé pour le duc de Berry vers 1410, Jacques Legrand (vers 1360-1415 ?), prédicateur renommé, analyse les vices et les vertus à l’aide d’exemples tirés des auteurs classiques ou de pères de l’Eglise. Le duc d’Aumale avait acquis en 1858 un manuscrit enluminé du XVe siècle de ce texte, dont le succès est attesté par 60 manuscrits conservés. L’ouvrage est illustré d’un seul bois, représentant le Jugement dernier.

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6. Le Pogge, Les Facecies de Poge translatées de latin en françoys qui traitent de plusieurs nouvelles choses morales

« Nouvellement imprimées à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel demourant en la rue neufve  Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise au verso du dernier feuillet.
[Imprimé entre 1512 et 1527].
In-4°. 58 f. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-F-116

Un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (coll. Rothschild).
Les deux premières éditions de l’ouvrage furent publiées par Jean Trepperel vers 1496 et vers 1500.

L’italien Giovanni Francesco Poggio Bracciolini, dit Le Pogge (1380-1459), secrétaire apostolique et latiniste savant, composa en 1438 des Facetiae, recueil de contes et de bons mots qui le rendit célèbre dans toute l’Europe. Elles furent traduites pour le roi Charles VIII par Guillaume Tardif (1440-1492), qui ajouta aux facéties des moralités. L’ouvrage comprend 30 illustrations, correspondant à 18 bois.

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Textes sur les femmes, l’amour et le mariage

7. Les Quinze joyes de mariage

« Imprimé à Paris par Jehan Treperel demourant sur le pont Nostre Dame à l'ymage Sainct Laurent », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
[Imprimé vers 1498].
In-4°. 36 f. Illustrations et initiales gravées sur bois. Exemplaire à toutes marges.
Reliure française, XIXe siècle, par Joseph Thouvenin, maroquin rouge, décor à la Du Seuil, doublures de veau grenat à décor à la fanfare, gardes de soie violette.
Provenance : Armand Bertin (cat. vente 1854, n° 391, 650 F) - librairie Techener - duc d'Aumale (acq. librairie Techener, octobre 1854).
IV-E-029

La première édition fut publiée à Lyon vers 1480-1490. Jean Trepperel publia les trois éditions suivantes. D’après l’adresse, celle-ci fut publiée avant le 13 octobre 1499, date de l’effondrement du pont Notre-Dame.
Elle est connue en trois états (état 1 : BNF coll. Rothschild ; état 2 : Iéna UB) ; cet exemplaire correspond à l’état 3, dont deux exemplaires sont connus, le second étant conservé à la bibliothèque municipale de Poitiers.
Ce texte fameux, écrit au début du XVe siècle et demeuré anonyme, véritable traité de la guerre des sexes, s’insère dans le courant anti-matrimonial qui parcourt le Moyen Age.
Il est connu par 4 manuscrits, dont l’un est conservé à Chantilly.
Le titre, donné par antiphrase, est une parodie d’une prière à la Vierge, Les Quinze joies de Notre Dame.
Trois illustrations, dont deux bois au verso du feuillet de titre, et un grand bois au verso du dernier feuillet, spécialement fait pour l’ouvrage.

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8. Les Ténèbres de mariaige, lesquelles furent sans mentir composées par ung vray martir, lequel fut dix ans au servage

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1512 et 1519].
In-8°. 8 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-107

Seul exemplaire connu.
Imprimeurs identifiés d’après les caractères et les bois utilisés, qui appartiennent au matériel de Jean Trepperel. Certains font partie d’une série copiée par Trepperel sur les bois du Roman de la rose imprimé par Antoine Vérard.
Le poème, divisé en neuf leçons suivies d'un rondeau, est une des nombreuses compositions satiriques inspirées par Les Quinze joyes du mariage et rencontra un grand succès. Le texte en est connu par quatre éditions anciennes, toutes sans date.
Trois illustrations.

9. Guillaume Alexis, Le Débat de l'homme et de la femme

 « Imprimé à Paris par Jehan Trepperel l'an mil quatre cent quatre vingts et treize ».
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
In-4°. 6 f.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-099

L’un des deux exemplaires connus, le second étant conservé au musée Dobrée de Nantes.
Deuxième édition. La première édition fut publiée à Lyon vers 1490, également connue par un seul exemplaire conservé à Chantilly.
Ce débat, composé par Guillaume Alexis (vers 1400-1486) vers 1460, est un dialogue entre homme et femme qui oppose les arguments de la tradition misogyne (la femme séductrice qui mène l’homme à sa perte) à ceux de la régénérescence du genre humain grâce à Marie.
Aucun manuscrit de cette œuvre n’est conservé.

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10. [Pseudo-Alain Chartier], Les Demandes d'amours, avec les réponces

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, vers 1519].
In-8°. 8 f. Illustration gravée sur bois sur la page de titre.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XII-B-075

La première édition française fut publiée par Colard Mansion, sous le titre Advineaux amoureux.
Jean Trepperel publia l’édition suivante.
Les Demandes d'amours, faussement attribuées à Alain Chartier, sont une des productions les plus répandues du Moyen Age, et l'on en connaît diverses rédactions.
L’ouvrage, sous forme de questions réponses, commence ainsi : « Je vous demande, se amours avoient perdu leur non, coment les nommeriez-vous ? - Response : Plaisante follie ».

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11. Guillaume Alexis, Le Grant Blason des faulces amours

« Imprimé nouvellement à Paris en la rue neufve Nostre Dame, à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Paris, [veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, vers 1514].
In-8°. 28 f. Illustration gravée sur bois sur la page de titre.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-103

Seul exemplaire connu.
Cette édition, la douzième, peut être datée vers 1514, car elle a probablement été publiée en même temps que l'édition du Contre-Blason, exécutée entre 1512 et 1515.
La première édition de ce texte fut publiée à Paris par Pierre Levet en 1486.
Ce traité sur l’amour et les femmes, qui s’élève contre l’amour adultère, fut composé par Guillaume Alexis (vers 1400-1486) dans le dernier quart du XVe siècle. L’ouvrage connut un très grand succès qu’attestent plus de 25 éditions entre 1486 et 1614, tandis que seules trois strophes sont conservées par un manuscrit.
Il n’était pas encore oublié dans la seconde moitié du XVIIe siècle, puisque Jean de La Fontaine l’imita dans un conte, Janot et Catin.

12. Le Contre Blason de faulces amours intitulé le grant blason d'amours spirituelles et divines...

« Nouvellement imprimé à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Paris, [veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, vers 1514].
In-8°. 28 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-104

Seul exemplaire connu.
Troisième édition. La première édition fut publiée à Paris par Simon Vostre vers 1512 et la deuxième par la veuve Trepperel et Jean Janot.
Ce texte, débat sur l’amour entre une courtisane et une religieuse, est la plus célèbre des pièces inspirées par Le Blason des faulces amours.
A la fin de l’ouvrage, se trouve un logogriphe en douze vers qui contient le nom caché de l’auteur. Cette énigme révèle le nom Estrées, poète inconnu par ailleurs, qui se déclare dans le prologue « povre, simple frère hermite et immerite prestre religieux ».
Un acrostiche indique la date de la rédaction de l’ouvrage, 1512.
Deux illustrations, dont un bois représentant Dieu entouré des anges et des allégories de Paix, Miséricorde, Justice et Vérité.

13. [Jean Blosset], Le Renoncement d'amours, suivi de : [Guillaume Alexis], [Poésies en l'honneur de Notre Dame]

 « Imprimé à Paris par Jehan Trepperel demourant en la rue neufve Nostre Dame, à l'enseigne de l'écu de France », sans date. Marque de Jean Trepperel avec devise au verso du dernier feuillet.
[Imprimé entre 1504 et 1511 d’après l’adresse].
In-4°. 42 f. Illustrations gravées sur bois. Exemplaire à toutes marges.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-041

L’un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à la British Library à Londres.
La première édition fut imprimée par Antoine Vérard à Paris après 1503.
L’ouvrage sera réédité par la veuve Jean Trepperel, puis par Jean Janot.
Cet ouvrage est, selon son auteur, « moult utille et prouffitable pour jeunes gens qui se veulent garder de folle amour ».
13 illustrations.

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14. [Richard de Fournival], Le Bestiaire d'amours : moralisé sur les bestes et oyseaulx. Le tout par figure et hystoire

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1512 et 1519].
In-4°. 22 f. Titre imprimé en rouge et noir. Illustrations gravées sur bois.
Provenance : Nicolas Yéméniz (reliure par Trautz-Bauzonnet à son chiffre) - duc d'Aumale (acq. vente Yéméniz, 1867).
III-F-026

Seul exemplaire connu.
Imprimeur identifié d’après les caractères utilisés.
Ecrite en prose vers 1250 par un chanoine originaire d’Amiens, Richard de Fournival (1201-1260), cette œuvre didactique en français, conservée par 17 manuscrits, combine la tradition typologique des bestiaires et la topique amoureuse des trouvères, ajoutant un symbolisme courtois au symbolisme religieux ou moral des animaux.
87 illustrations, dont une série de représentations d’animaux appartenant au matériel de Jean Trepperel, utilisé dans les Ditz des bestes (après 1504, Londres, British Library).

Recueils de poésies de circonstance

15. Jean Bouchet, L'Amoureux transy sans espoir

« Imprimé nouvellement à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel demourant en la rue Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date. Marque de Jean Trepperel avec devise.
[Imprimé entre 1512 et 1527].
In-4°. 32 f. Titre imprimé en noir et rouge. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-078

L’un des trois exemplaires connus, le deuxième étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (coll. Rothschild), le troisième à la British Library à Londres.
Quatrième édition de cet ouvrage. La première édition fut publiée par Antoine Vérard vers 1507.
Les deux éditions suivantes furent publiées par le gendre de Jean Trepperel, Jean Janot.
Cet ensemble de poèmes de circonstances, mêlant prose et vers et citant de nombreux faits historiques, est le premier livre écrit par Jean Bouchet (1476-1559) en 1502.
9 illustrations.
Sur la page de titre, le nombre en chiffres romains indique le nombre de cahiers de l’ouvrage.

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16. André de La Vigne, Octovien de Saint-Gelais, et al., Le Vergier d'honneur, nouvellement imprimé à Paris. De l'entreprise et voyage de Napples. Auquel est compris comment le roy Charles huitiesme de ce nom... passa... depuis Lyon jusques à Napples...

« Nouvellement imprimé à Paris par Jehan Trepperel libraire demourant à Paris en la rue neufve Nostre Dame, à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise au verso du dernier feuillet.
[Imprimé vers 1511].
In-4°. 181 f. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-G-017

Un des neuf exemplaires connus.
Date d'après l’état de la marque et des bois.
La première édition fut publiée en 1496 à Angoulême.
Recueil de pièces en vers et en prose composées par André de La Vigne (1470 ?-1526 ?), Octovien de Saint-Gelais (1468-1502) et autres poètes contemporains. Parmi celles-ci,  figure la relation de l’expédition de Charles VIII à Naples, par André de La Vigne qui y avait participé.
L’ouvrage, ouvert par une grande initiale L avec grotesques, comprend 16 illustrations, correspondant à 13 bois différents.

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17. [Jean Molinet], Le Testament de la guerre qui règne à présent sur la terre

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1512 et 1519].
In-8°. 4 f. Illustration gravée sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-092

Seul exemplaire connu.
Les imprimeurs sont identifiés par le caractère utilisé.
Première édition.
Poésie familière de Jean Molinet (1435-1507).
Une illustration sur la page de titre, par un bois appartenant au matériel de Jean Trepperel.

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18. Le Grant testament de Taste Vin roy des pions

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, Jean Trepperel, entre 1491 et 1511].
In-4°. 4 f. Illustration gravée sur bois.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-072

Seul exemplaire connu.
Imprimeur identifié d’après les caractères et les bois utilisés.
Première édition. Une des trois éditions anciennes connues, toutes sans date.
Ce poème, qui mentionne la date de 1488, est une célébration du vin et des tavernes par un pion (un pauvre hère).
Sur la page de titre, un grand bois, emprunté par Jean Trepperel à Pierre Levet, représente trois jardiniers en train de greffer des arbres. Seule illustration de l’ouvrage.

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19. Le Recueil des repues franches de maistre Françoys Villon et de ses compaignons

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date (dernier feuillet manquant).
[Paris, veuve de Jean Trepperel, vers1520].
In-8°. 24 f. Illustration gravée sur bois sur la page de titre. Incomplet des feuillets Cvij et Cviij.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XXXII-C-057

Seul exemplaire connu.
Imprimeur identifié d’après les caractères utilisés.
Sixième édition selon la datation proposée ci-dessus (vers 1520). Elle succède à trois éditions par Jean Trepperel (la première en 1493) et deux éditions par Denis Meslier (Paris) et Mareschal-Chaussard (Lyon).
A peine trente années après la « disparition » de Villon en 1463, on voit apparaître ce recueil légendaire qui présente Villon à la tête de marginaux en quête facétieuse de repues franches (nourritures exemptes de paiement). Ce texte n’est plus attribué à Villon, mais il a beaucoup contribué à la réputation « romantique » du poète et reste un texte fortement ancré dans la culture de son temps.
Les repues franches sont connues par 14 éditions anciennes (1493-1532) qui présentent des variantes textuelles. Les versions Trepperel en donnent le « texte de base ».

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Romans de chevalerie

20. Philippe Camus, Olivier de Castille et Artus d'Algarbe

« Imprimé à Paris par Jehan Treperel demourant à la rue neufve Nostre Dame, à l'enseigne de l'ecu de France l'an mil cinq cent et quatre, le dernier jour de may ».
Marque de Jean Trepperel au verso du dernier feuillet.
In-4°. 70 f. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d'Aumale à la librairie Rondeau, octobre 1891, 900 F.
IV-E-030

Seul exemplaire connu.
Quatrième édition, après une première édition perdue et deux éditions genevoises (dont l’une conservée à Chantilly).
Cette œuvre, conservée par six manuscrits, n’est pas une « modernisation » d’un texte antérieur en vers, mais un roman en prose du XVe siècle, composé en milieu bourguignon, par un auteur mal connu, entre 1430 et 1460.
31 illustrations, dues à 22 bois différents. Le titre est orné d'un grand bois représentant Olivier et Artus.

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21. [Antoine de La Sale], [Le Petit Jehan de Saintré ], [Chroniques de Flandre ], [Floridan et Elvide]

L'Hystoire et cronicque du petit Jehan de Saintré et de la jeune dame des Belles Cousines, sans aultre nom nommer, avecques deux autres petites histoires de messire Floridan et la belle Ellinde. Et l'extrait des cronicques de Flandres
« Nouvellement imprimé à Paris par Jehan Trepperel demourant à la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque de Jean Trepperel (écu porté par des anges).
[Imprimé par Jean II Trepperel, vers 1527-1530].
In-4°. 127 f. Titre imprimé en noir et rouge. Illustrations et initiales historiées gravées sur bois.
Acquis par le duc d'Aumale à la librairie Potier (cat. novembre 1854, n° 427, 400 F.).
III-F-115

Un des deux exemplaires connus, l’autre étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (Réserve des livres rares).
Deuxième édition.
La première édition fut publiée à Paris par Michel Le Noir en 1518.
Cette œuvre ultime d’Antoine de La Sale (1385 ?–1461 ?), écrite en 1456 et conservée par 11 manuscrits, relate l’éducation mondaine, chevaleresque et sentimentale du héros par une jeune veuve. Mêlant le ton du roman de chevalerie et du fabliau, elle est considérée comme le chef-d’œuvre du roman français du XVe siècle.
Sept illustrations.

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22. [Berinus], La Description en forme de romant de l'histoire du noble chevalier Berinus et du vaillant et très chevalereux champion Aygres de Laymant son filz…

« Imprimé nouvellement à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel demourant en la rue Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise au verso du dernier feuillet.
[Imprimé vers 1525].
In-4°. 172 f. Titre imprimé en noir et rouge. Illustrations gravées sur bois.
Quatrième feuillet du cahier NN refait en fac-similé.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
Provenances antérieures : Richard Heber - prince d’Essling (cat. vente, Paris, 1847, n° 290, incomplet du 4e f. du cahier NN, veau fauve, 103 F) - Aimé Martin.
III-F-114

Un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à la British Library à Londres.
Deuxième édition, qui reproduit la première édition publiée en 1521 par Jean Janot.
Ce roman d’aventures chevaleresques, composé vers 1350-1370, est une adaptation en prose d’un poème du XIIIe siècle, qui est conservée par 4 manuscrits du XVe siècle.
Il se rattache au cycle des Sept sages de Rome.
27 illustrations, dont une série de grands bois spécialement exécutés pour l’ouvrage.

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23. La Conqueste du tres puissant empire de Trebisonde et de la spacieuse Asie

« Nouvellement imprimée à Paris par la veufve de feu Jehan Treperel demourant à la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque avec écu de France et dragons.
[Daté vers 1524 d’après l’état de la marque].
In-4°. 97 f. Titre imprimé en noir et rouge. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-F-100

Seul exemplaire connu.
Troisième  édition, après deux édition publiées par Jehan Trepperel (sans date) et Yves Gallois vers 1517.
Ce roman en prose, datant du début du XVIe siècle, se rattache au cycle épique des Quatre fils Aymon. Troisième suite de Renaut de Montauban (un des fils Aymon), au cours de laquelle le héros devient empereur de Trébizonde, il n’a pas de précédente rédaction en vers et n’est connu par aucun manuscrit.
24 illustrations.

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Récits légendaires

24. Les Faitz merveilleux de Virgille

« Nouvellement imprimé à Paris par Jehan Trepperel libraire demourant en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise au verso du dernier feuillet. 
[Imprimé entre 1504 et 1511].
In-4°. 10 f. Illustrations gravées sur bois.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
Provenance antérieure : Armand Bertin (cat. vente 1854, n° 1133, 305 F).
IV-E-063

Seul exemplaire connu.
Deux éditions anciennes sans date, l’une par Guillaume Nyverd, l’autre par Jean Trepperel.
Si la poésie de Virgile fut très étudiée au Moyen Age, le poète lui-même fut métamorphosé en un personnage légendaire de magicien, présent dans plusieurs œuvres littéraires. Les différents prodiges qui lui furent attribués sont rassemblés dans cet opuscule, composé vers 1499, qui rencontra un très large succès populaire et connut même des traductions étrangères.
Deux illustrations.

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25. [Lettre du prêtre Jean], Plusieurs nouvelletés et divercités estant entre les bestes en la terre de prestre Jehan

« Imprimé à Paris par Jehan Treperel », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
[Imprimé vers 1493-1494].
In-4°. 8 f.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-042

Seul exemplaire connu.
Selon une légende médiévale qui se développa au XIIe siècle, le Prêtre Jean fut à la tête d’un royaume chrétien exotique, très vaste et immensément riche, situé, on ne sait, en Afrique ou en Inde, qu’il a décrit dans une lettre adressée aux souverains d’Occident.
La Lettre du prêtre Jean eut un énorme succès et connaîtra de nombreuses traductions du latin en langues vernaculaires, en vers ou en prose.

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Textes historiques

26. Guillaume Le Maistre, Epistre qui fait mention comment le roy Francoys premier de ce nom veut prendre congé de la royne pour aller delà les mons

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel, 1524].
In-8°. 8 f. Exemplaire incomplet, ne comprenant que le cahier B. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XXXII-C-056

Seul exemplaire connu.
Première édition.
Imprimeur d’après les caractères et les bois utilisés.
Libelle d’actualité écrit par le chroniqueur Guillaume Le Maistre, témoignage instructif sur l’histoire du règne de François Ier et les guerres d’Italie.
Trois illustrations placées à la fin du texte, un bois appartenant au matériel de Jean Trepperel, ici très usé, et un bois répété appartenant au matériel de la veuve Trepperel.

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27. Martial d'Auvergne, Les Vigilles de la mort du roi Charles septième

« Imprimé à Paris par Robert Bouchier imprimeur demourant en la rue Sainct Jacques en l'enseigne de l'escu au soleil », sans date. Marque de Durand Gerlier sur la page de titre, marque de Guillaume Eustace au verso du dernier feuillet.
Paris, Robert Bouchier, Durand Gerlier, Guillaume Eustace, [Jean Trepperel], [vers 1505-1506].
In-folio. 94 f. Illustrations gravées sur bois. Notes manuscrites.
Provenance : Prince d’Essling (cat. vente Paris, 1847, n° 64, 350 F) - G. Gancia - duc d'Aumale (acq. librairie G. Gancia, Brighton, 1849).
IV-G-009

Edition partagée. Les caractères sont ceux de Robert Bouchier, tandis que certains bois font partie du matériel de Jean Trepperel, et d’autres de celui d’Antoine Vérard. Dans certains exemplaires, on trouve également la marque de Jean Trepperel.
Quatrième édition. La première édition fut publiée à Paris par Jean Du Pré en 1493.
Poème composé entre 1477 et 1483 par Martial d’Auvergne (vers 1430-1508) à la louange du défunt roi Charles VII. Il alterne neuf psaumes et neuf leçons, sur le modèle des Vigiles des morts.
44 illustrations. Le bois des soldats montant à l’assaut est répété douze fois dans l’ouvrage.

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28. L'Ave Maria des Espaignolz

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel, entre 1521 et 1523].
In-8°. 4 f. Exemplaire incomplet du feuillet de titre et du dernier feuillet.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XXXII-C-053

Seul exemplaire connu.
L’imprimeur est identifié par les caractères utilisés.
Date d’après les événements historiques mentionnés dans le texte.
Cette pièce de circonstance, en vers, s’inscrit dans le contexte de la guerre entre François Ier et Charles-Quint. Portant ce titre par antiphrase, elle est à la louange du parti français.

Œuvres dramatiques

Sotties, Mystère, Monologues théâtraux

29. Les Menus propos

« Imprimés nouvellement à Paris par Jehan Treperel demourant sur le pont Nostre Dame à l'ymaige Sainct Laurens », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
[Daté vers 1497 d’après l’adresse et l’état de la marque].
In-4°. 12 f.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
Provenance antérieure : Crozat (note ms., vente octobre 1841, cat. n° 493, 258 F).
VI-G-030

Un des trois exemplaires connus, le second étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (coll. Rothschild), le troisième à la Pierpont Morgan Library à New York.
Première édition.
Ce dialogue entre trois sots est représentatif de la sottie primitive, sans action dramatique, destinée sans doute à être jouée dans les parades. Cette pièce d’origine rouennaise et composée en février 1461, attribuable au joueur de farces normand Cardinot, demeura dans le répertoire des joueurs de farces jusqu’au XVIe siècle.
On en connaît six éditions, dont cinq parisiennes et une rouennaise, mais aucun manuscrit.

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30. Les Sotz nouveaulx farcez couvez jamais neu furent de plus folz...

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1513 et 1519].
In-8°. 8 f. Notes manuscrites. Exemplaire incomplet du 1er et du dernier feuillet.
Premier feuillet refait en fac-similé.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XXXII-C-055

Seul exemplaire connu.
Identification des imprimeurs et datation d’après les caractères utilisés.
Première édition.
La seconde édition, également connue en un seul exemplaire (Londres, British Library), fut imprimée par Alain Lotrian vers 1530. On ne connaît aucune autre édition ancienne de ce texte.
La page de titre, manquante dans cet exemplaire, a été refaite en fac-similé d'après l’exemplaire de la seconde édition par Lotrian. Il semble que les deux éditions ont été confondues en raison de la ressemblance entre les deux fontes de caractères (voir à gauche le verso du premier feuillet imprimé par Lotrian en fac-similé et à droite le recto du deuxième feuillet  imprimé par la veuve Trepperel et Janot).
Le texte de cette sottie, sans doute composé vers 1513 selon les allusions à des événements historiques qu’il comporte, est d’origine rouennaise et ne présente pas d’action dramatique, tout comme les Menus propos.

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31. Jacques Milet, [Mystère de la destruction de Troye la Grant], La Destruction de Troye la grant par personnaiges faicte par les Greez, avec les merveilleux faictz du preux Hector de Troye filz du grant Roy Priam

« Imprimée à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel et Jehan Jehannot, libraire juré en l'université de Paris demourant en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
[Imprimé entre 1512 et 1519, dates de l’association de la veuve Trepperel et de son gendre].
In-4°. 214 f. Titre imprimé en noir et rouge. Illustrations gravées sur bois.
Reliure française, XVIIIe siècle, par Derome le Jeune (étiquette), maroquin bleu, décor de bordure de laurier dorée, doublures de maroquin rouge à décor de dentelle à fer à l'oiseau, gardes de soie bleu.
Provenance : Claude-Gabriel Gros de Boze (cat. n° 3362) - Louis-Jean Gaignat - Nicolas Yéméniz (cat. vente n° 1922, 2020 F) - duc d'Aumale (acq. vente Yéméniz, 1867).
VII-H-022

Un des trois exemplaires connus, le deuxième étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (coll. Rothschild), le troisième à la British Library à Londres.
La première édition fut publiée à Paris par Jean Bonhomme en 1484, et constitue la plus ancienne édition de mystère. Cette dixième édition copie une édition antérieure publiée par Antoine Vérard en 1498, de format in-folio.
Ce mystère, écrit vers 1450 par Jacques Milet (1425-1466) occupe au sein de l’ensemble formé par les 147 mystères conservés par des manuscrits et les 36 mystères conservés par des textes imprimés une place tout à fait exceptionnelle :

  • il est un des rares mystères dont l’auteur est connu ;
  • il est le seul mystère dont la page de titre fournit le sujet de la pièce, le nom et la qualité de l’auteur, la date précise et le lieu de sa composition ;
  • il est le seul mystère dont le sujet est tiré de la mythologie classique ;
  • il est le premier grand mystère qui compte près de 30 000 vers, divisés en quatre journées ;
  • son texte est conservé par 13 manuscrits enluminés, et par au moins 13 éditions imprimées des XVe et XVIe siècles ;
  • enfin, aucun document n’atteste une représentation de ce mystère, qui ne fut peut-être jamais joué ni même écrit pour être joué.

D’après l’inventaire après décès de Jean Janot, 150 exemplaires en feuilles de cette édition se trouvaient encore dans son officine au moment de sa mort en 1521.
Trois illustrations.

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32. Guillaume Coquillart fils, Les Droitz nouveaulx, avec le Débat des dames et des armes. L'Enqueste entre la simple et la rusée avec son playdoyé et le monologue Coquillart, avec plusieurs autres choses fort joyeuses

« On les vend à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'escu de France, et au Palays en la gallerie comme on va à la chancellerie » ; « Imprimé nouvellement à Paris par la vefve feu Jehan Trepperel demourant en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Paris, veuve de Jean Trepperel, [entre 1512 et 1515].
In-4°. 88 f. Titre imprimé en noir et rouge. 3 blasons gravés sur bois sur la page de titre et au verso du titre.
Provenance : James Erhard Coppinger (ex-libr. doré) - duc d'Aumale (acq. vente Paris, 1865).
III-F-036

Un des trois exemplaires connus, les deux autres étant conservés à la Bibliothèque nationale de France (Réserve des livres rares et coll. Rothschild).
Première édition de l’ouvrage.
L’ouvrage contient cinq œuvres de Guillaume Coquillart fils (vers 1452-1510) et quelques ballades.
La page de titre comporte les armoiries Jean Godart, chanoine du chapitre de Reims, avec l’insigne de grand chantre, distinction qu’il obtint en 1512.
Les Droitz nouveaux, œuvre composée vers 1480, sont un long poème bâti sur le modèle des livres de jurisprudence, qui propose une liste d’articles de droit imaginaires, destinée à faire rire en raillant les travers du monde bourgeois. Ecrit, non pour être joué, mais récité à l’occasion des fêtes de la Basoche, il est considéré comme le précurseur du monologue théâtral.
Il en est de même pour le Monologue Coquillart ou de la botte de foin, composé à Reims vers 1460, qui relate les aventures d’un galant contraint de se cacher dans une botte de foin.
Le Débat des dames est aussi une œuvre facétieuse, composée vers 1498 et récitée à l’occasion du couronnement de Louis XI. Elle tente d’arbitrer ce dilemme : un prince doit-il cultiver les armes ou les femmes ?

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33. Le Sermon du pou et de la pusse avec le sermon de sainct Belin

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, entre 1512 et 1519].
In-8°. 8 f. Illustration gravée sur bois.
Exemplaire incomplet, ne comprenant que 4 feuillets du cahier A.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XXXII-C-054

Seul exemplaire connu.
L’imprimeur est identifié par le caractère utilisé.
Comme tous les « sermons joyeux », celui-ci est une parodie de l’éloquence sacrée et appartient au répertoire du théâtre profane et particulièrement au monologue dramatique. D’origine parisienne, composé vers 1480, il évoque facétieusement tous les méfaits du pou et de la puce.
Le titre est orné d'un bois qui représente des mouches prises dans une toile d'araignée, également employé dans le Bestiaire d’amour.

Chansons

34. S’ensuyvent VIII belles chansons nouvelles dont les noms sensuyvent

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel, vers 1522].
In-8°. 4 f.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-113

Seul exemplaire connu.
Ce recueil contient huit chansons historiques :

  • C'est boucane de se tenir à une…
  • Ma bien acquise se suis venu icy
  • Le cueur est mien quiconques ne fut prins
  • Qui la dira la douleur de mon cueur
  • La responce sus qui la dira
  • La chanson de vive le Roy
  • Au boys de dueil
  • Or sus filles secrettes

La Chanson de vive le roy évoque la prise de Hesdin (Pas-de-Calais) par les Français contre Charles-Quint le 24 décembre 1521.
On peut en déduire que l’impression de ce recueil date de 1522.

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35. Plusieurs belles chansons nouvelles dont les noms sensuivent. Et premièrement chanson nouvelle des Angloys...

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel, vers 1522].
In-8°. 4 f.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-111

Un des deux exemplaires connus, le second étant conservé à la Bibliothèque nationale de France (Réserve des livres rares).
Le recueil contient quatre chansons historiques, toutes relatives aux guerres de 1520 et de 1521 :

  • Chanson nouvelle des Angloys, sur [l’air de] ma bien acquise (1520) ;
  • Aultre chanson nouvelle (1521) ;
  • Aultre chanson nouvelle de Hedin (1521) ;
  • La Chanson des francs archiers et des advanturiers (1521).

La Chanson des Anglois évoque les fiançailles du dauphin François, fils de François Ier, avec Marie d’Angleterre, fille de Henry VIII, en 1520.
Les deux chansons suivantes traitent de la prise de Hesdin (Pas-de-Calais) par les Français contre Charles-Quint le 24 décembre 1521.
La Chanson des francs-archiers, qui ne se retrouve que dans ce recueil, concerne les « aventuriers », soldats errants en bandes indisciplinées, et la milice des francs-archers, supprimée en 1480 et rétablie en 1521.
On peut par ces évènements dater ce recueil de 1522.
L’impression de ces recueils de chansons, sans musique et anonymes, sera une spécialité de la veuve Trepperel, puis d’Alain Lotrian jusqu’aux années 1530.

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36. Les Regretz de Picardie et de Tournay a XXIX coupletz

Sans lieu, sans nom d’imprimeur ni date.
[Paris, veuve de Jean Trepperel, 1522].
In-8°. 8 f. Illustrations gravées sur bois. Exemplaire à toutes marges.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-095

Seul exemplaire connu.
L’impression peut être datée de 1522, date citée à la fin du texte.
Débat poétique plus que véritable chanson historique, sous forme d’un dialogue entre la Picardie et le Tournesis : au lendemain de la capitulation de Tournai le 16 décembre 1521, prise par les armées de Charles-Quint, la ville exprime son regret de ne plus être française. Elle restera près d’un siècle et demi sous domination espagnole.
Trois illustrations.

Traités didactiques et de vie pratique

37. [Henri de Croy], L'Art et science de réthorique pour faire rigmes et ballades

« Imprimé à Paris le neufième jour de may, l'an mil quatre cens quatre vings et XIX, par Jehan Treperel, libraire, demourant à Paris sur le pont Nostre Dame, a l'image Sainct Laurent ».
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
In-4°. 16 f. Illustration gravée sur bois au verso de la page de titre.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
IV-E-068

Seul exemplaire connu.
Deuxième édition.
La première édition de ce texte, parfois attribué à Jean Molinet, fut publiée à Paris par Antoine Vérard en 1493.
Traité de versification composé en 1493.

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38. [Albertano da Brescia], L'Art et science de bien parler et de soy taire. Moult utille à scavoir et entendre à toute personne

« Nouvellement imprimé à Paris », sans date.
Marque de Jean Trepperel avec devise sur la page de titre.
Paris, Jean Trepperel, [entre 1506 et 1511].
In-4°. 6 f.
Acquis par le duc d'Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-F-049

Seul exemplaire connu.
Deuxième édition de l’ouvrage, copie de la première édition rouennaise, publiée par Jean Macé vers 1500-1501, d’après un manuscrit daté de 1407 conservé à Bruxelles.
Traduction française du traité De doctrina loquendi et tacendi, écrit en 1245 en latin par l’italien Albertano da Brescia (1190-après 1250), qui connut un succès rapide à travers toute l’Europe, attesté par 278 manuscrits conservés.
Il fut également traduit très tôt en langue vernaculaire, dès 1290 en français.

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39. Geoffroi de La Tour Landry, [Livre pour l'enseignement de ses filles]

Le Chevalier de La Tour et le Guidon des Guerres avec plusieurs aultres belles exemples.
 « Nouvellement imprimé par la veuve feu Jehan Trepperel et Jehan Jehannot imprimeur et libraire juré en l'université de Paris demourant à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
[Imprimé entre 1514 et 1519, dates de l’association de la veuve Trepperel et de son gendre].
In-4°. 208 p. Titre imprimé en noir et rouge. Illustration gravée sur bois.
Exemplaire à toutes marges.
Provenance : Armand Bertin (cat. vente 1854, n° 123, vendu 780 F) - duc d'Aumale (don de sa mère, sa femme et sa belle-mère, ex-dono ms., octobre 1854).
IV-E-053

Seul exemplaire connu.
Deuxième édition. La première édition fut publiée à Paris en 1514 par Guillaume Eustace.
Recueil moral d'anecdotes et de préceptes destiné à l'instruction de ses trois filles, composé en 1371 par le chevalier de La Tour Landry (1326-1404), et qui rencontra un grand succès au Moyen Age.
A sa suite figure Le Guidon des guerres, traité édifiant à l’intention des femmes mariées, qui est la traduction en français par Renaut de Louhans du Liber Consolationis et consilii d’Albertano da Brescia, connu sous le titre de Mélibée et Prudence.
Si l’ouvrage du chevalier de La Tour Landry fut traduit en anglais et publié dès 1483 par Caxton et imprimé en Allemagne en 1493, il ne connut en France que deux éditions imprimés dans la première moitié du XVIe siècle.
Le duc d’Aumale possédait déjà un manuscrit enluminé de cet ouvrage, qui provenait de la bibliothèque des Bourbon-Condé. C’est sans doute pour, selon son expression, « appareiller » ce manuscrit et en raison de son amitié tant politique que bibliophilique pour Armand Bertin, directeur du Journal des débats, que sa mère, sa femme et sa belle-mère se groupèrent pour lui faire ce cadeau.
Trois illustrations.

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40. La Contenance de la table

Sans lieu, nom d’imprimeur ni date. Marque de Jean Trepperel sur la page de titre.
[Paris, Jean Trepperel, vers 1495].
In-4°. 6 f. Titre rubriqué.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
III-F-032

Seul exemplaire connu.
Le texte est transmis par un manuscrit et trois éditions anciennes, toutes sans date, dont la première fut publiée à Lyon entre 1489 et 1491.
Les Contenances de table, dérivées d’un modèle latin du XIIe siècle, sont connues dans trois versions différentes du XVe siècle. Elles sont constituées de courtes pièces de vers, ici 44 quatrains, qui énoncent les règles de la bonne tenue à table.
Cet ouvrage donne des conseils pratiques à l’intention des enfants (se laver les mains avant de passer à table, ne pas mettre ses coudes sur la table, ne pas parler la bouche pleine…) qui délivrent des informations précieuses sur les manières de vie à la fin du XVe siècle.

41. Guillaume Tardif, L'Art de fauconnerie et deduyt des chiens de la chasse

« Nouvellement imprimé à Paris pour Jehan Trepperel libraire et marchant demourant à la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'écu de France », sans date.
Marque à l’écu de France avec dragons.
Paris, [Jean II Trepperel, entre 1527 et 1532].
In-4°. 30 f. Illustration et initiales historiées gravées sur bois. Exemplaire à toutes marges.
Provenance : Jean-Jacques Debure (« collationné complet le 20 novembre 1839 ») - vente 1853, 1000 F - Williams W. Hope (cat. vente, 1855, n° 244) - duc d'Aumale (acq. vente Hope, Paris, mai 1855).
III-F-111

Seul exemplaire connu.
Attribué à Jean II Trepperel, fils de Jean Trepperel, d’après la marque.
La première édition fut publiée par Antoine Vérard en 1492.
Jean Trepperel publia les deux éditions suivantes.
Compilation de divers traités cynégétiques d’origine latine ou arabe, traduits par Guillaume Tardif (1440-1492) à l’intention du roi Charles VIII.
Une illustration sur la page de titre, représentant une chasse au sanglier.

Textes de spiritualité et hagiographique

42. Saint Bernard de Clairvaux, Missus est translaté de latin en francoys

« On les vend à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
Paris, [veuve de Jean Trepperel et Jean Janot, vers 1520].
In-8°. 8 f. Illustration gravée sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
IV-D-093

Un des deux exemplaires connus.
Première édition.
Traduction d’une homélie de saint Bernard sur les paroles de l’Evangile « Missus est Angelus Gabriel » (« l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu… »).
Le titre est orné d'un bois qui représente l'Annonciation.

43. La Reffection spirituelle de l'ame dévote avec la profession de religion... composé par ung dévot religieux de l’Ave Maria

« Nouvellement imprimée à Paris par la veufve feu Jehan Trepperel demourant en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date.
[Imprimé vers 1515].
In-8°. 64 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XII-B-071

Un des deux exemplaires connus, le second, incomplet, conservé à la Bibliothèque nationale de France (Réserve des livres rares).
Datation d’après les caractères utilisés.
9 illustrations.

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44. Le Chappelet Notre Dame

« Imprimé à Paris par Jehan Trepperel demourant sur pont Nostre Dame ».
Marque de Jean Trepperel avec sa devise sur la page de titre.
[Daté vers 1493 d’après l’état de la marque].
In-4°. 10 f. Illustration gravée sur bois.
Acquis par le duc d’Aumale avec la collection Armand Cigongne, 1859.
Provenance antérieure : Jean Ballesdens (ex-libris ms.) - Jean-Jacques Debure.
IV-E-084

Seul exemplaire connu. 
Première édition.
D’après le prologue, ce « petit traité singulier et contemplatif », en vers, également dénommé Le Chapelet de Jésus et de la Vierge Marie, fut composé par un religieux savoyard, Jean de Fontaine, en 1280.
Une illustration d’une Vierge à l’Enfant au verso du titre.

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45. La Vie de madame saincte Geneviesve et ses miracles. Avec son trespassement et son oraison, traduit du latin en français par Thomas Benoît

« Nouvellement imprimée à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date. Marque (écu et anges) au verso du dernier feuillet.
Paris, [Jean II Trepperel, vers 1520].
In-8°. 16 f. Illustrations gravées sur bois.
Détaché du recueil de pièces gothiques acheté 8000 F au libraire Damascène Morgand en 1890.
XII-B-072

Le matériel typographique comporte des caractères des Trepperel et d’Alain Lotrian, tandis que les bois appartiennent au matériel de Jean Trepperel.
La version française de la légende latine de sainte Geneviève est connue par quatre vies anonymes en prose, plusieurs prières en vers et prose, et deux recueils de miracles, tous datant des XIVe et XVe siècles. Ce recueil de miracles, daté de 1367, est l’œuvre de Thomas Benoît, prieur de l’abbaye de Sainte-Geneviève, hagiographe auquel on doit également une traduction en vers de la règle de saint Augustin.
Deux petits bois de saintes sur la page de titre.

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46. Henry of Saltrey, Le Purgatoire sainct Patrice, traduction par Marie de France

« Nouvellement imprimé à Paris en la rue neufve Nostre Dame à l'enseigne de l'escu de France », sans date. Marque d'imprimeur avec écu de France et dragons.
Paris, [Jean II Trepperel et Alain Lotrian, vers 1527].
In-8°. 16 f. Illustrations gravées sur bois.
XII-B-074

Acquis par le duc d’Aumale à la librairie Damascène Morgand (n° 11067), juin 1892, 200 F.

Les caractères sont ceux employés par Alain Lotrian, tandis que la marque et les bois appartiennent au matériel de Jean II Trepperel.
Traduction française par Marie de France du Tractatus de Purgatorio Sancti Patricii, écrit au XIIe siècle par un moine cistercien de l’abbaye de Saltrey en Angleterre.
Dans l’épilogue, Marie de France explique les motivations de sa traduction :
« Moi, Marie, j’ai traduit, pour garder de l’oubli le livre du Purgatoire
en langue romane, afin qu’il soit compréhensible et accessible aux laïcs.
Maintenant, prions Dieu que, dans sa grâce,
Il nous pardonne tous nos pêchés. Ainsi soit-il. »
Si le Tractatus est conservé par de nombreux manuscrits, un seul manuscrit conserve la version de Marie de France, écrite en octosyllabes.
Le texte relate l’aventure du pèlerinage d’un chevalier irlandais au Purgatoire de Saint-Patrick, expérience initiatique du monde invisible, où le pèlerin découvre les châtiments des pécheurs et la joie des justes.
Le pèlerinage du Purgatoire de saint Patrick, lieu réel situé sur une petite île proche de l’Irlande, est demeuré un lieu de pèlerinage pénitentiel.

Deux illustrations. Le titre est orné d'un bois représentant le diable et saint Patrice.
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